Est-ce-t-elle ?
( serge
Ivanoff)Est-ce-t-elle ?
( serge
Ivanoff)
Je crie sur tous les toits,
liberté, liberté,
je ne sais pas ce que c'est!
je crie sur tous les toits,
liberté, liberté,
mais suis-je capable de l'approcher?
je crie sur tous les toits,
liberté, liberté,
mais, comment puis-je l'aborder?
Je crie sur tous les toits,
liberté, liberté,
existe t-elle en vérité?
Je crie sur tous les toits,
liberté ,liberté,
ça y est je l'ai touché!
Je crie sur tous les toits,
je suis libre!
mais personne ne me crois!
j'ai rencontré un humain,
il était là, assis dans un coin,
observant les allées et venues de mots,
ceux qu'expriment les terriens,
il ne comprenait pas tous ces maux,
une larme coulait sur son visage
espérant qu'un autre humain l'essuierait au passage...
mais il était seul,
isolé...
il voulait crier
mais rien ne sortait
seule cette larme a coulé
sur l'absence de l'humain qui aurait pu passer...
Il errait dans cette rue
à la recherche du vide
de tout ce qui pourrait l'anéantir
il n'avait plus que ça en tête
ce qui l'avait amené ici?
il ne sait plus, il n'a plus envie
de ce poser des questions , de se prendre la tête
seule la quête d'un flash lui semblait être la vie
mais il marchait vers un leurre
ce petit moment de bonheur était un tueur
dont les armes, en un instant, peuvent détruire
juste pour une goutte de plaisir...
Elle était assise là,
toute petite qu'elle était .
elle venait d'accoucher,
dans la chambre bien rangée
d'une petite fille délaissée.
elle observait son image,
dans ses bras, un bébé,
elle comptait sans cesse ces 13 étages
qui la séparaient de ces buissons épais.
elle n'avait pas l'âge,
elle ne pouvait pas le garder...
et dans un geste de désespoir,
fermant ses yeux pour ne pas voir
elle jeta cette petite vie qu'elle ne pouvait plus cacher
J'étais assis à une terrasse de café,
de celles qui ne me ressemble pas
de celles des beaux quartiers
je prends une cigarette
je n'ai rien pour l'allumer
une jolie demoiselle vint à passer
je l'interpelle
"hé t'as pas du euf s'te plaît"
elle m'ignore et accélère le pas
je me retourne et demande à mon voisin de tablée
il me répond "retourne dans ton quartier."...
ma cigarette ne sera pas allumée dans ce beau quartier
je suis rentrée dans ma citée
la cigarette trônant au sommet de mon oreille
et là , je n'avais pas besoin de réclamer
l'allumette embrasée
c'était mon quartier
c'est à ce moment là
que je décidai d'arrêter de fumer
Elle: quel temps de chien!
Lui: oui! le temps passe trop vite!
(entre ce que j'aimerais te dire....)
Lui: quel temps pour demain?
Elle: Oh! suffisamment pour faire ce que j'ai à faire!
(....ce que je te dis...)
Elle: quel temps perdu!
Lui: c'est vrai qu'il pourrait faire meilleur!
(...ce que tu crois entendre...)
Lui: je n'ai pas le temps!
Elle: pourtant il fait beau!
(....ce que tu entends...)
Il y a mille raisons de ne pas se comprendre!!!
alors tentons de prendre le temps de nous dire et redire jusqu'à ce que nous puissions entendre ce que nous voulions vraiment nous dire!!!
Sous France....
tu es né ici ou dans une autre province du monde
subissant une trop forte abondance
de produits qui te font dériver.
L'Autre, celle du dessus t'observe, immonde!!
Et dans sa grande clémence...
te jette un bout de pain déjà bien entamé!
Toi, tu résistes mais ton coeur gronde.
Pointer cette différence...
ne fait que t'éloigner.
L'Autre, celle du dessus veille et féconde...
une xénophobie grandissante...
qui, a la vue de l'autre ferme ses volets!
Moi, je regarde ces deux mondes,
entre les deux ma vie balance....
je regrette de savoir que vous vous entre-tuez!!
MOI!
Citoyenne lambda...
J'ai le Droit
de crier que je ne supporte plus ces discours tout fait!
J'ai le Droit
de crier que je ne supporte plus d'être abreuvé de téléréalité!!
j'ai le Droit
de crier que je ne supporte plus te voir imposer cette précarité au peuple que tu as dévoyé
DU PAIN ET DES JEUX!!!!!!!
Serait ce là le secret?
Pour qu'un peuple se taise...lobotomisez le?!!!!
et répétez lui sans cesse:
"Tu as le droit de te taire et moi, homme d'Etat, j'ai le devoir de t'imposer tout ce que tu es en droit de ne pas refuser!!"
Aussi,
MOI!
citoyenne lambda...
j'ai le devoir
de t'avouer,
cher Homme d'Etat que je ne reconnais pas,
Que je ne te laisserais pas faire!!
je suis une citoyenne et compte bien le rester
et surtout rappelle toi
qu'un citoyen lambda peut gouverner autant que toi
aussi petit qu'il soit!!
qu'il est celui qui te permet de continuer
et qu'il serait dommage qu'il ne te confia plus jamais les clefs
Face à l'horreur du monde
à ces corps montrés, sans retenue, sans honte
j'avais caché mes yeux
refusant de voir ces corps si nombreux,
réfugiée dans un monde cotonneux
pensant: c'est ça être heureux!
mais la réalité m'a rattrapé
cette fois, à une terrasse de café
où un homme ma proposé une arme, une vrai!
pourtant, je n'avais rien demandé
je lisais juste un magasine où la photo d'une arme y figurait.
Choquée, j'en ai parlé à ceux que je connais
mais leur réaction fut si fade que je n'ai pu retenir mes larmes.
Je constatai alors qu'eux aussi préféraient garder les yeux fermés.
Aujourd'hui, je veux voir
garder les yeux ouverts
refuser que ces armes continues de tuer
un enfant, un père, une mère.
Athée, je n'ai qu'une seule prière
que ces massacres cessent
que ces marchants d'armes se taisent
qu'ils n'ouvrent plus la bouche pour provoquer la mort
que leurs mains ne servent qu'à caresser les joues de ces enfants dont ils ont tué les pairs.
Et si un sourire peut les faire taire
alors osons montrer nos dents pour qu'enfin ils se terrent!!
("désabusé" Cyril Goury-Laffont)
Me voilà plantée là, au beau milieu des pavés,
à perte de rues, encombrées de passants.
Des larmes coulent, provoquées par un vent glacial,
qui pénètre nos corps transis par ce froid hivernal.
Nous sommes des centaines, peut être des milliers...
à ne pas crier.
Nous sommes là sans espoir,
la révolution?
ce n'est pas pour ce soir!
Avançant de guerre lasse,
vers ce libéralisme que nous ne pouvons éviter,
qui anéantira nos enfants les plus fragiles
nos enfants les plus sensibles,
ceux qui n'auront pas la force de se battre
contre ces liasses de billets.
Ces billets que convoitent des hommes,
persuadés que l'avenir est en face,
de l'autre côté,
là où les tours s'écroulent comme des châteaux de cartes,
pour vouloir posséder un trésor bien trop noir,
pour avoir osé penser que le blanc est synonyme de supériorité.
Au milieu de cette foule, je voudrais reculer,
ne pas avancer d'un pouce,
pour ne pas devoir affronter ce trop lourd fardeau,
que nous ne pourrons contourner.
L'Agathotopie est l'avenir de nos sociétés!
ce n'est pas moi qui le dit, c'est un économiste,
qui a même eu un prix Nobel ,
pour avoir repensé la collectivité.
Mais parce qu'il est homme, il a oublié , dans sa grande théorie,
les pauvres, les paumés, les nantis,
il n'y a aucune place pour les ratés, les limités, les rebus de la société.
Et si vous pointez cet oubli, il vous sera répondu:
"la pauvreté a toujours existé, nous ne pourrons jamais l'éradiquer!"
Et bien sur, partant de ce postulat,
à quoi bon essayer?
J'ai mal à mon humanité, à ma citoyenneté,
mes yeux ne cessent de pleurer,
pourtant, je suis rentrée,
le vent a cessé de m'envelopper.
Les pieds sur terre,
je me bats à en perdre haleine,
mais mes yeux observent, constatent...
que pouvons nous y faire?
La tête dans les nuages,
je pars à la conquête du moindre paysage
qui m'inonde de songes
et de douces pensées.
L'amour dans le cœur,
je vous sert dans mes bras,
je donne ce que j'ai,
le peu que je sais,
je fais rire les enfants
et souris aux passants.
Que le monde change ou pas,
il avance peut être vers sa perte.
Alors femme et homme lambda,
profitons de ce qu'il nous reste,
et jouissons des plaisirs que nous offre la vie
afin de partir en paix
et sourire à la mort qui viendra nous chercher
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