Est-ce-t-elle ?
( serge
Ivanoff)Est-ce-t-elle ?
( serge
Ivanoff)
Je l'observe de loin, parfois de près
le moindre écart, le moindre apparté
je les vois mais je ne peux les identifier
je ne sais que jalouser.
J'observe ces bouches qu'il ne cesse de désirer
la moindre lèvre, le moindre sourire
je ne les vois pas mais je peux les deviner
jalouse je suis, jalouse, je soupire.
J'observe ces robes d'été qu'il ne cesse de regarder
la moindre jupette, la moindre femme fluette
je ne suis pas là pour contrôler
je suis jalouse, c'est un fait!
Il doit me penser,
plus que toutes ces beautés magnifiées par le soleil, l'été.
je dois me faire désirer , semblant être détachée
je défilerais en pointant toutes mes qualités
pour qu'il soit jaloux de ces regards sur moi pointés
Que fait cette baignoire au beau milieu du pré?
Quelqu'un aurait -il emporté la maison qui l'entourait?
Je m'approche, lentement, à pas feutrés...
Nul ne sait ce que je pourrais trouver à l'intérieur de cette baignoire joliment décorée de quelques bouses projetées.
Juste de l'eau, de pluie, ou du robinet...je ne sais!
j'observe autour de moi: des prés et des bois...
et pourquoi pas une douche pendant qu'on y est?
mais non, seule une baignoire, même pas couverte d'un toit!
Cette image insolite m'excite...
Je pourrais l'écrire, l'envoyer aux journaux, pour qu'ils l'éditent.
Mais mon petit doigt me dit que je dois être stupide, je risquerais, en plus, de faire un bide.
Il vaut mieux ça qu'un "bidet" pourrait répondre une personne avisée.
je vais donc de ce pas me renseigner...
j'ai bien fait d'interroger les riverains!
ils ont bien rit du tableau dépeint, et m'ont rappeler, quelque peu taquins, que nous étions à la campagne, et que dans les champs y séjourne le bétail...
c'est donc pour ces bêtes en pagaille, qu'une baignoire est posée au milieu d'un pré, elles peuvent, ainsi, à leur aise, s'y abreuver...
j'ai vraiment bien fait de ne rien publier!!!
Voici l'orée du bois,
je m'y engouffre sans joie.
j'ai peur de ce que je ne connais pas.
ma démarche est incertaine.
Pourtant, cette forêt m'accueille...
mais...
j'ai peur qu'elle ne se referme, sur moi, tel un cercueil
ses branches grandes ouvertes me poussent à donner l'alerte
je suis une femme pleine de remords de ne pouvoir vivre dans un tel décor
et oui!
je suis comme eux, amoureuse de mon confort
pourtant, au plus profond de moi
j'aimerais pouvoir vivre reclus dans les bois!
J'arrive sur le champ de bataille,
des cadavres épineux jonchent le sol, désordonnés.
La lutte fut rude, les combats violents.
D'un côté les arbres, de l'autre, le vent, j'imagine ces corps vaillants résistant à l'attaque de ces rafales...
pas d'impactes!
Juste une bouffée d'air frais dirait un passant désabusé.
Mais à la vue de ces arbres déracinés, qui pourrait inventer un discours si niais?
Combien de temps faudra-t-il encore à ce vide pour se remplir à nouveau?
Qui osera se servir de cette matière première pour construire les croix des tombeaux?
Un doux chant d'oiseau me rappelle qu'il fait beau...
La main de l'homme n'est pas responsable de cette carrière, mais c'est la main de l'homme qui se servira de ces débris pour construire des barrières.
Pour faire d'un territoire une histoire ordinaire, une vie bien rangée, une maison protégée.
J'aimerais que ces arbres ne soient jamais tombés, car mon regard de femme rangée supporte mal la vue de cette nature désordonnées.
Quel Tholy!!
Connaissez-vous ces soirs d'orage
où le ciel s'assombrit et déverse sa rage
d'abord il gronde, puis, lance un éclair
ce spectacle envoutant me laisse un goût amer
j'attends celle qui viendra sans prévenir
clamant toute la force de son empire
celle qui, en un coup, peut tout anéantir
en un instant, sans choisir sa cible.
Elle est en amour, ce qui ne peut être écrit dans la bible
un moment délicieux qui perdure au fond de nos yeux
d'une puissance indescriptible que l'on reconnait aux dieux
Cette épée vous transperce, larguant sur son passage
un trait de lumière qui transforme de rage tout objet en torche enflammée
Elle mérite sa renommé
qui sait?
un jour, je pourrais peut être l'observer...
(Peinture : Gustave Courbet , l’Homme blessé )
je suis prête
pour lui,
chaque matin
je m'apprête
pour lui ,
je pense à moi,
c'est une quête
pour lui,
j'écris sans cesse,
comme une bête.
pour lui,
je pleurs dans mon lit,
rien ne m'arrête.
pour lui,
je deviendrais belle,
que c'est bête!
pour lui,
rien que pour lui...
Elle rêvait de partir
mais elle était retenue
par deux petits êtres innocents
qu'elle ne perdait jamais de vue
lui...
il l'attendait....sans rien dire
sans abus
il l'aimait simplement
sans perdre de vue
qu'elle ...
l'aimait intensément
une heure
ça peut être rien, ou tout!
une heure
c'est la naissance d'un bout’ chou
une heure
c 'est un rendez-vous
une heure
c'est toi, moi, nous!
une heure,
ça paraît rien du tout
une heure
juste 60 mn c'est tout une heure+une heure+une heure+une heure+une heure+ une heure.......
que regarde-t’il?
rien....le vide...
absorbé par un espace sans vie
il sombre dans l'oubli
au début il était admiré
une œuvre d'art ils disaient
et puis ils ne l'on plus vu
il s'est mit à rouillé
oubliant qu'hier il était adoré
les murs ont pris le pas sur lui
à présent il n'est presque plus
il survit.....
et moi aussi....
Elle était partie....
comme ça...
sans prévenir
sans m'avertir.....
j'avais encore tant de choses à partager avec elle
tellement de souvenirs à créer
mais elle s'en est allée
brutalement!
elle n'avait pas encore pris son café
dont la fumée s'échappée de cette tasse
qu'elle avait acheté pour rire ....
adieu ...
sache que même si le temps passe
tes yeux se reflèteront dans les miens...
je ne te connais pas
tu n'es qu'une personne
dont j'ai croisé l'image
mais j'avais envie de te rendre hommage....
pour lui,
pour qu'il trouve l'envie de poursuivre sa vie....
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